Nous suivons : Ministère Éducation nationale · UNICEF

Notre histoire

Le génocide silencieux des féminicides

50K

Féminicides par an

dans le monde (UN Women, NY)

126

Corps sans vie

en moyenne par an en France

60%

Sans violence physique

l'homme n'avait jamais été violent physiquement avant

100%

Avaient essayé

de partir. Ne reprochez jamais à une femme de ne pas partir.

Le mot de Marie

« Le jour où j'ai vu ton nom sur cette vidéo annonçant un énième féminicide, mon sang s'est figé. Quand j'ai entendu les premiers mots du reportage “il a jeté son corps d'un sac poubelle”, j'étais sous le choc. Toi, mon amie qui avait toujours le sourire, toujours le mot bienveillant à partager, toi celle qui était venue me rendre visite en Espagne, présente à mon mariage et à mes 30 ans. Femme intelligente, resplendissante et toujours joviale. Tu me manques terriblement et je ferai de cette association un combat personnel en ton nom. Ta mémoire sera honorée et avec Eva nous ferons en sorte que ce drame n'arrive plus. »

Le mot de Eva

« Nadine, je me souviens quand tu envoyais des messages, tu disais que tu avais peur. Si j'avais appris tout ce que je sais maintenant, j'aurais été dans une sororité plus profonde, et une injonction à l'action immédiate et radicale face à ce terrorisme de l'intime. En 2023, je ne savais pas encore. Nous avons pleuré avec Marie, nous avons contacté ta famille et tes autres amies. J'ai écrit une lettre de 10 pages pour aider ta maman dans son deuil. Maintenant tu voles dans le Ciel, tu peux visiter les planètes et les galaxies. Ta mort n'est pas vaine. »

Hommage

Consentir France est né d'une histoire d'amitié, mais aussi d'une colère.

Marie et Eva se connaissent depuis quinze ans. Pendant leurs études, elles partageaient leur quotidien avec Nadine.

Nadine rêvait de devenir architecte. Elle l'est devenue. Son travail l'a menée jusqu'à Hong Kong et sur l'île de Mayotte. Sportive de haut niveau, passionnée de langues et profondément libre, elle avait des projets, des rêves, une vie entière devant elle.

Le 25 juin 2023, Nadine a été tuée par un homme qu'elle avait quitté.

Nadine a été tuée parce qu'elle était une femme.

Parce qu'elle avait voulu partir.

Parce qu'elle avait dit non.

Parce qu'un homme a considéré qu'il pouvait disposer de sa vie.

Elle avait identifié les signaux d'alerte. Elle se sentait en danger. Elle avait essayé d'alerter. Comme tant d'autres femmes, elle avait compris avant tout le monde ce qui pouvait arriver.

Dans les médias, ce type de crime est encore souvent présenté comme un « drame conjugal », un « fait divers » ou une « violence conjugale ». Pourtant, un féminicide n'est ni une dispute, ni une histoire privée qui aurait mal tourné. C'est l'aboutissement d'un système de contrôle, de harcèlement et de violences exercées contre les femmes.

Chez Consentir France, nous refusons cette banalisation.

Nous croyons que la prévention doit devenir un réflexe.

Que les signaux faibles doivent être pris au sérieux.

Que les victimes doivent être écoutées avant qu'il ne soit trop tard.

Que l'information, les outils et l'accompagnement peuvent sauver des vies.

Consentir est né de cette urgence : mieux prévenir, mieux orienter, mieux protéger.

Parce qu'aucune femme ne devrait devenir un numéro de plus dans les statistiques.

Parce qu'aucune victime ne devrait avoir à prouver qu'elle était réellement en danger pour être entendue.

Parce que derrière chaque féminicide, il y avait une femme qui voulait simplement vivre libre.

Portrait noir et blanc de Nadine, souriante
Mural en hommage à Nadine — lettres rouges devant lesquelles des proches sont rassemblés
Nadine souriante en maillot de rugby, entourée de coéquipières
Polaroid d'un groupe d'amis souriant, le prénom NADINE écrit au-dessus

Loire — près de 300 personnes à la marche blanche pour Nadine.

Nadine entourée de trois amies, souriantes

Référence

Le modèle espagnol — −50 % de féminicides en 5 ans.

Et si nous donnions une signification nationale à chaque féminicide en France ? L'Espagne a fait voter une loi au Parlement imposant un budget pour :

  • Patrouilles de nuit du droit des femmes dans chaque village
  • Possibilité de divorcer en 48 heures
  • Commissariats hyper-formés à l'accueil des victimes
  • Condamnations exemplaires des auteurs

Qu'attendons-nous ?

Vous voulez agir avec nous ?

Soutenir, former, relayer, financer — il y a de la place pour tout le monde.

Programmes de référence

Nous suivons les programmes de prévention contre les violences genrées et sexuelles de l'UNICEF et du Ministère français de l'Éducation nationale.

  • UNICEF
  • Ministère de l'Éducation nationale

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