Marie et Eva se connaissent depuis quinze ans. Pendant leurs études, elles partageaient leur quotidien avec Nadine.
Nadine rêvait de devenir architecte. Elle l'est devenue. Son travail l'a menée jusqu'à Hong Kong et sur l'île de Mayotte. Sportive de haut niveau, passionnée de langues et profondément libre, elle avait des projets, des rêves, une vie entière devant elle.
Le 25 juin 2023, Nadine a été tuée par un homme qu'elle avait quitté.
Nadine a été tuée parce qu'elle était une femme.
Parce qu'elle avait voulu partir.
Parce qu'elle avait dit non.
Parce qu'un homme a considéré qu'il pouvait disposer de sa vie.
Elle avait identifié les signaux d'alerte. Elle se sentait en danger. Elle avait essayé d'alerter. Comme tant d'autres femmes, elle avait compris avant tout le monde ce qui pouvait arriver.
Dans les médias, ce type de crime est encore souvent présenté comme un « drame conjugal », un « fait divers » ou une « violence conjugale ». Pourtant, un féminicide n'est ni une dispute, ni une histoire privée qui aurait mal tourné. C'est l'aboutissement d'un système de contrôle, de harcèlement et de violences exercées contre les femmes.
Chez Consentir France, nous refusons cette banalisation.
Nous croyons que la prévention doit devenir un réflexe.
Que les signaux faibles doivent être pris au sérieux.
Que les victimes doivent être écoutées avant qu'il ne soit trop tard.
Que l'information, les outils et l'accompagnement peuvent sauver des vies.
Consentir est né de cette urgence : mieux prévenir, mieux orienter, mieux protéger.
Parce qu'aucune femme ne devrait devenir un numéro de plus dans les statistiques.
Parce qu'aucune victime ne devrait avoir à prouver qu'elle était réellement en danger pour être entendue.
Parce que derrière chaque féminicide, il y avait une femme qui voulait simplement vivre libre.